Open tartine

Il y avait un moment que l’idée de graver une tranche de pain de mie ou brioche me trottait dans la tête…

J’ai gravé le logo Open Hardware sur du pain de mie. C’est une open tartine!

Alors par contre il faut aller lentement, à cause des aspérités sur la surface. A 500mm/min, ça ne marque pas du tout. J’ai gravé celle-ci à 50mm/min. Faut pas être pressé…

Open hardware pain de mie

La coupe est assez profonde
La coupe est assez profonde
Avec du fromage qui pue c'est bien meilleur :)
Avec du fromage qui pue c’est bien meilleur 🙂

Fabrication de sous-verres personnalisés, gravés au laser

Comme à chaque week-end de Pâques depuis une dizaine d’années, je vais retrouver mes amis et ma famille en Limousin, et c’est toujours la bonne occasion pour se mettre une belle race 🙂

Cette année, j’ai décidé de fabriquer des sous-verres pour l’ami Geo (http://vivrealarochette.fr), et y inscrire les principales spécialités de chez lui lorsque vient Pâques.

Les sous-verres mesurent 10cm de diamètre. Je les ai découpés à la fraise de 2.5mm, et gravés avec le laser.

1. Conception

Pour la conception, j’ai utilisé Inkscape (https://inkscape.org)
J’ai dessiné mon cercle de 10cm, mis en place mes textes. Ah tiens, au passage, voici comment courber un texte dans Inkscape:
– Il faut d’abord le transformer en chemin (menu Chemin > Objet en chemin)
– Aller dans Chemin > Effets de chemin
– Cliquer sur le + pour ajouter un nouvel effet de chemin, et choisir « Courber ».
– Jouer avec les différentes méthodes de courbure (manuelle, liée à un chemin…)

Une fois que mon dessin est prêt, je l’exporte au format PNG, en noir et blanc.

inkscape

2. Découpe

Mon laser n’étant pas assez puissant pour couper du MDF de 3mm, j’ai fait la découpe avec Cambam et une fraise de 2.5mm.

3. Préparation du G-Code pour graver l’image PNG

Pour générer du G-Code à partir d’une image non vectorielle, j’ai écrit un programme en C# qui lit l’image, et écrit les commandes G-Code dans un fichier texte. Il reste des choses à perfectionner, mais il fonctionne plutôt bien 🙂

PicGCode

4. Mise à zéro de la machine pour le laser

Une fois mes disques découpés, mon G-Code préparé, il n’y a plus qu’à les graver!
Par contre, le module laser est décalé par rapport à la fraise, donc il fallait remettre les choses à zéro avant d’attaquer.
Pour ça, j’ai fait un petit G-Code à la main, qui me dessine au laser un cercle de 10cm de diamètre. Après, je n’ai plus qu’à placer mon sous-verres dans le cercle et je suis sûr de sa position 🙂

Shapeoko, préparation gravure laser
Positionnement du disque après la mise à zéro de la machine

5. A l’attaque!

Hop, la phase la plus excitante: la gravure!

Le faisceau laser m'impressionnera toujours...
Le faisceau laser m’impressionnera toujours…
Universal G-Code Sender
Universal G-Code Sender
Petite photo prise entre deux allumages du laser
Petite photo prise entre deux allumages du laser
Et voilà la série de sous-verres :)
Et voilà la série de sous-verres 🙂

6. Vernissage

Alors certains diront qu’il ne faut pas vernir un sous-verre, parce que son but premier est d’absorber les gouttes de condensation et de pinard qui pourraient couler à l’extérieur du verre. Mais super, quoi, une fois taché, ton sous-verre est… taché.
Alors j’ai pris la liberté de passer deux couches de vernis, et j’avoue que le rendu n’est pas trop dégueu. Par contre, à la lumière, en le regardant de profil, on voit quelques coups de pinceaux. Je devrai perfectionner ma technique de vernissage…

Première couche
Première couche
Seconde couche
Seconde couche

Fabrication d’un circuit imprimé à l’ancienne

J’aime bien me moquer proverbes, parce qu’ils permettent de tout justifier pour pas cher.

Le proverbe du jour autorise celui qui l’emploie à effectuer un virage à 180° sans souci : « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis »…

En effet, j’ai finalement investi dans le nécessaire pour graver chimiquement mes circuits imprimés. A l’ancienne. Comme dans les cours de techno du collège (pour les vieux comme moi qui faisaient des TP de techno).

Putain de fraiseuse! Dans l’article précédent, je vantais les mérites des zones de Voronoï, et je les vante toujours. Mais quand c’est trop serré, c’est trop serré. Impossible de graver un circuit imprimé un peu dense à cause du jeu. Et quand je dis « dense », je parle juste d’espacements de 2.54mm…

Enfin bref, ça m’a saoulé, et j’ai finalement pris la décision de passer au chimique.

J’ai commencé par tenter la fameuse technique du transfert de toner au fer à repasser sur la plaque de cuivre, avant de tremper le tout dans un mélange acide qui bouffera le cuivre non protégé par le toner.

La phase du transfert… Une horreur. Après pas mal d’essais, plusieurs types de papier, plusieurs durées de chauffe, des trempages interminables dans l’eau… Impossible d’avoir un tracé propre sur la plaque. D’la merde… Pour moi en tout cas. C’est dommage, parce que beaucoup y arrivent, mais perso ça m’a pris la tête. Alors j’ai pris mon portefeuille à deux mains et j’ai commandé :

  • une insoleuse en kit
  • une graveuse (bac chauffant qui fait des bulles)
  • des plaques photosensibles
  • du gros perchlorure de fer qui tache

Et là, même si le circuit n’est pas vraiment complexe, on peut quand même parler de propreté et de précision:

PCBpédalier midi

N’est-ce pas! ça, c’est un pédalier midi que je vais essayer ce soir avec les copains, et qui va me servir à sampler des boucles de basse sans toucher à l’ordi. C’est beau, non?