Mésaventures graphiques linuxiennes

facepalm

Comme dirait mon ami Gégé, avec son accent languedocien : « putaing, ça m’a cassé les couilleu! »

Je ne crois pas vous en avoir déjà parlé ici, mais depuis que j’étais sous Linux Mint 17.2 j’avais parfois des problèmes au démarrage de mon pc . Dans l’ordre normal, Grub s’affiche, puis le logo de Mint, puis un écran noir avec un curseur en haut à gauche, et enfin l’écran de login.

Hé bien il arrivait que ça se bloque à l’écran noir, avec le curseur en haut qui ne clignote pas. Et là, rien à fait, il fallait éteindre l’ordi à la sauvage, et réessayer. Et au bout de 2 ou 3 fois, ça finissait par passer.

A un moment, j’ai bien cru que j’avais réglé le problème, je ne sais plus comment d’ailleurs, mais tant pis car c’est revenu.

Alors nouvelle année oblige, je me suis dit « Bon ça me prend vraiment la tête, je vais tenter une autre distribution. »

Je pars sur Fedora, mon premier amour. On en est à la 23. Oh la vache, ça a bien changé! Gnome 3, accroche toi, on ne peut pas réduire une fenêtre… Bref, j’étais prêt à adopter Fedora 23 malgré tout, lorsque tout à coup… ça a recommencé. MERDE!

Alors pas exactement de la même manière, car là j’arrivais en mode graphique, et l’écran restait vide et gris, avec la souris au milieu. Nous voilà bien barrés… Et pareil, en redémarrant à la cochon 3 ou 4 fois (oui ça a augmenté…) j’arrivais à ouvris ma session.

J’ai alors pensé à Patrick de bloguelinux.ca, qui a passé des années sous Debian et en a toujours vanté les mérites (sauf récemment, puisqu’il a décidé de passer à ArchLinux. Bonne chance à toi d’ailleurs Patrick, car j’ai essayé d’installer Arch sur une VM avant histoire de voir, j’ai vomi et j’ai dû dire quelque chose comme « ah oui… »)

Déprimé à l’idée de Arch donc, va pour Debian!

J’installe Debian, qui me force à monter à l’étage et à me brancher en ethernet sur la box (oui, comme le driver de la puce wi-fi n’est pas libre, il faut l’installer après coup… Chez tous les autres le wi-fi est reconnu direct…)

Bref, sous Debian je la fais courte mais j’ai de nouveau été emmerdé. Cette fois j’avais accès à l’écran de login, mais une fois validé, j’avais juste un écran vert Debian, ma souris, et… C’est tout. Et la même, tous les 4-5 reboot c’était bon.

Alors là j’aime autant vous dire que c’est devenu très relou, et j’ai commencé à creuser… En mode console, j’ai fait le tour des logs de démarrage, et je les ai comparés à ceux du live cd qui lui, démarre bien.

Ma carte graphique, une AMD Radeon HD 8870M, était détectée comme intel i915 sur le live cd, et comme radeon sur mon installation.

J’ai édité le fichier /etc/X11/xorg.conf pour changer le driver de radeon à intel et plus de problème de démarrage… Non mais j’te jure…

Par contre je me retrouvais avec un e Debian, et ce qui me fatigue chez Debian, c’est son côté extrémiste du libre… Le driver du wifi, flash player (même si bon… ok…)

Il y a aussi le magasin d’applications qui est moins friendly que celui de Mint.

Alors j’ai réinstallé Mint! Soyons fous!

Après plusieurs démarrages « nomodeset » dans grub, j’ai réussi à paramétrer mon fichier xorg.conf pour qu’il utilise le driver intel, et ma foi… On a l’air pas mal…

C’est pas simple tous les jours, je vous assure…

Mon (re)passage à Linux

Grande nouvelle aujourd’hui : je vais parler de ma migration vers Linux comme OS principal!

C’est quelque chose que j’avais déjà fait il y a quelques années (au début de ce blog d’ailleurs) avec Ubuntu 12, si mes souvenirs sont bons.

Mais comme j’utilise quelques logiciels disponibles exclusivement sur windows (éventuellement mac os), je me suis retrouvé un peu gêné. J’avais alors fait un dual boot pour finalement rester sous windows, parce que la flemme de rebooter à tout bout de champ…
J’ai donc vécu sous Windows 7 pendant quelques années et j’avoue que je m’en portais très bien, mes outils de prédilection étant Visual Studio (community), Eclipse, Solidworks et Ableton Live. Je joue aussi pas mal et j’aime les FPS et jeux d’aventure en 3D. J’aime quand c’est beau et que ça tourne 🙂

Ça reste Windows, diront certains, mais ma foi, ça tourne bien et à mes yeux Windows 7 est une bonne version.

Puis, il y a quelques mois de ça, j’ai commencé à écouter des podcasts, et tout particulièrement NipSource (de la communauté NipTech), Parole de Tux (une bonne équipe de Belges, qui ont hélas arrêté le podcast) et Bloguelinux.ca (une bonne équipe de Québécois, réguliers et très très compétents).

Je suis opensource-ophile (c’est comme ça qu’on dit?) depuis longtemps, et l’écoute de ces podcasts m’a redonné envie de passer sous Linux. De plus, les déboires récents liés à la sortie de Windows 10 m’ont bien conforté dans cette idée.

Alors hop! J’ai sauté et j’ai installé Linux Mint 17.2. Ça a commencé très fort, dès le boot sur ma clé usb :

kp
Même pas peur!

A priori, c’était causé par un micmac entre UEFI et BIOS. J’ai réécrit mon image de Mint avec l’outil Rufus, et tout est passé comme papa dans maman.

J’ai installé VirtualBox et créé une machine Windows 7. Mises à jour, snapshot.

Après quelques essais d’applications 3D en virtuel, VMWare s’avère bien plus performant.

Par contre pour Ableton Live, avec ma carte son externe, je ne sais pas mais je n’y arrive pas. J’ai eu beau la relier « nativement » à la machine virtuelle, mais je n’ai pas de son…

Alors pas de problème me dis-je, car j’avais prévu 300Go de libre sur mon disque dur pour y coller un Windows natif!

Je vais pour installer Windows, et oh malheur, j’ai pété. Pardon: GPT.
Je ne connaissais pas, mais il s’agit du nouveau système de gestion de la table des partitions (successeur de MBR), et hélas Windows 7 ne veut pas s’installer là dessus… La solution trouvée sur le net : virer toutes les partitions et réinstaller tout le système… C’est un peu radical, mais que voulez-vous…

Comme mon système était tout frais, j’ai opté pour cette méthode. On efface tout et on recommence.

  1. Booter sur l’installateur de Windows
  2. Virer toutes les partitions
  3. Installer Windows.
  4. Booter sur l’installateur de Linux Mint
  5. Pleurer parce que le partition manager de Mint ne voit pas ma partition Windows, et me propose simplement d’écraser le tout!

En fait, mon disque dur contenait un bout de MBR et un bout de GPT, et visiblement c’est ce qui causait cette invisibilité de ma partition Windows.

Je suis tombé sur cet article: http://www.rodsbooks.com/gdisk/wipegpt.html

Grâce à gdisk j’ai pu supprimer tout ce qui était lié à GPT et retomber sur un MBR qui va bien.

Et en relançant l’install de Mint, ô miracle j’ai pu retrouver ma partition Windows et partitionner l’espace libre restant (650Go) pour Linux Mint.

Maintenant je me retrouve donc avec Grub au démarrage, qui me propose soit Mint, soit Windows 7.
Ouf!

Grâce à ça je vais pouvoir installer tout mon bazar musical dans mon Windows natif, et vivre le reste de ma vie sous Linux Mint. CQFD.

Merci Ubuntu 11.10 d’avoir cassé mon système. Onirique, onirique…

Je n’ai jamais aucune inquiétude habituellement lorsque je mets à jour mon Linux (je parle d’upgrade du système, pas des mises à jour ponctuelles).

Ben là, je me suis bien fait avoir. Je passant à la 11.10, Oneiric Ocelot, je me suis retrouvé, après le reboot, face à un écran noir. Je ne me démonte pas, je reboot à nouveau en mode récupération, pour voir ce que raconte mon fichier de config X11 (j’ai un 2ème écran connecté sur le portable, je me suis dit que le problème pourrait être causé par cette particularité).

Donc, je vais pour restaurer l’ancien fichier par la console, quand… je m’aperçois que le mode récupération charge le système de fichier en lecture seule! Trop pratiiique!

Je commence à m’agacer gentiment, finalement je suis obligé de downloader l’ISO d’Ubuntu, de le graver, et de booter dessus. Bon…

Je démarre sur le live CD, je fais mes bidouilles et finalement ça ne marche toujours pas. Gnarf!!! Mais je ne vais quand même pas le réinstaller! Si…

Je n’ai pas confiance dans la réinstallation douce « par dessus l’existant », alors je sauvegarde mes dossiers importants sur un disque externe.

BIEN M’EN A PRIS! Parce que la récupération « douce » du système m’a peut être épargné les fichiers dans /home/nico, mais le /var/www a été tout nettoyé. Non mais franchement… Pareil, mes applications ont été supprimées, mes tâches cron, et je vais en découvrir d’autres…

Bon alors certains vont me dire « ben c’est le fonctionnement normal… »

C’est pas une raison!

 

Unity

Ouahou,

Du coup, j’ai mis mon Ubuntu à jour avec la version 11.04, ce qui m’a permis de tester le nouveau gestionnaire de bureau : Unity.

A la place du vieux launcher tout pourri de l’ancien bureau Gnome, on a maintenant droit à une barre comparable au dock de MacOs, ou à la nouvelle barre des taches de Windows 7, avec les mêmes fonctionnalités (épingler, voir les différentes fenêtres d’une application). C’est appréciable.

En revanche, les programmes ne sont plus rangés au même endroit, ce qui est un peu déroutant. Ils ont intégré une recherche à la Spotlight style pour lancer les programmes, ou accéder aux fichiers.

Et sinon, j’ai cherché comme un con les programmes de gestion du système, impossible à trouver. Jusqu’à ce que je me rende compte en éteignant l’ordi qu’elles étaient planquées derrière le menu « éteindre »… Ah, les garnements !

Blender sous linux

Hey, j’ai testé hier soir Blender sous Linux, en suivant le Getting started.

Ca a l’air plutôt bien fait et utilisable, malgré le fait qu’il faille apprendre de nouveaux raccourcis clavier…

Je ne sais pas pourquoi, j’en avais le souvenir d’un logiciel hyper barbu, mais il me semble finalement accessible. A moins que ce soit ma barbe qui s’allonge…

Ce soir, je m’y mets…

Bon allez, ce soir je m’y mets. Ubuntu, tu m’attends depuis si longtemps, installé sur ta partition… Mais je ne t’ai jamais vraiment exploité.

Depuis quelques jours, une malencontreuse mise à jour de Windows 7 a déclenché quelque contrôle de license, et le système me rappelle que ma copie ne serait pas authentique [quoi ???!!! mais qu’est-ce que…??] lorsque je démarre la visionneuse de photos, la calculatrice, ou quelque outil de Windows.

Alors je vais essayer de migrer tout ce que je peux migrer vers Ubuntu.

Certains softs risquent cependant de poser problème…

Côté création : Maya, Live

Côté programmation : Flash Builder 4, Microsoft .NET

Bon, pour Maya, je peux jeter un œil à Blender, qui a visiblement bien mûri depuis la dernière fois.

Pour Ableton Live, là, je ne vois pas… Ce soft est vraiment unique en son genre pour la création audio.

Flash Builder existe sous Linux, mais je crois que le designer visuel ne fonctionne pas, sauf erreur. Aaaaargh, ils sont durs… Adobe a arrêté le développement de Flex builder et Flash builder pour Linux… Hum… ça, c’est très très vilain.

Pour .NET, hé bien je vais la tenter avec Mono, on va bien voir de que ça raconte.

Au final, sur les quatre principaux outils que j’utilise, au moins deux (Flash Builder 4 et Live) semblent irremplaçables. Ce billet me fait réaliser que la transition totale ne semble pas possible. A la rigueur, une machine virtuelle pour Flash Builder, mais Live requiert un accès direct au matériel audio, donc pas de virtualisation envisageable.

J’en connais un qui va garder Windows encore un moment en parallèle…