Mon (re)passage à Linux

Grande nouvelle aujourd’hui : je vais parler de ma migration vers Linux comme OS principal!

C’est quelque chose que j’avais déjà fait il y a quelques années (au début de ce blog d’ailleurs) avec Ubuntu 12, si mes souvenirs sont bons.

Mais comme j’utilise quelques logiciels disponibles exclusivement sur windows (éventuellement mac os), je me suis retrouvé un peu gêné. J’avais alors fait un dual boot pour finalement rester sous windows, parce que la flemme de rebooter à tout bout de champ… J’ai donc vécu sous Windows 7 pendant quelques années et j’avoue que je m’en portais très bien, mes outils de prédilection étant Visual Studio (community), Eclipse, Solidworks et Ableton Live. Je joue aussi pas mal et j’aime les FPS et jeux d’aventure en 3D. J’aime quand c’est beau et que ça tourne 🙂

Ça reste Windows, diront certains, mais ma foi, ça tourne bien et à mes yeux Windows 7 est une bonne version.

Puis, il y a quelques mois de ça, j’ai commencé à écouter des podcasts, et tout particulièrement NipSource (de la communauté NipTech), Parole de Tux (une bonne équipe de Belges, qui ont hélas arrêté le podcast) et Bloguelinux.ca (une bonne équipe de Québécois, réguliers et très très compétents).

Je suis opensource-ophile (c’est comme ça qu’on dit?) depuis longtemps, et l’écoute de ces podcasts m’a redonné envie de passer sous Linux. De plus, les déboires récents liés à la sortie de Windows 10 m’ont bien conforté dans cette idée.

Alors hop! J’ai sauté et j’ai installé Linux Mint 17.2. Ça a commencé très fort, dès le boot sur ma clé usb :

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Même pas peur!

A priori, c’était causé par un micmac entre UEFI et BIOS. J’ai réécrit mon image de Mint avec l’outil Rufus, et tout est passé comme papa dans maman.

J’ai installé VirtualBox et créé une machine Windows 7. Mises à jour, snapshot.

Après quelques essais d’applications 3D en virtuel, VMWare s’avère bien plus performant.

Par contre pour Ableton Live, avec ma carte son externe, je ne sais pas mais je n’y arrive pas. J’ai eu beau la relier « nativement » à la machine virtuelle, mais je n’ai pas de son…

Alors pas de problème me dis-je, car j’avais prévu 300Go de libre sur mon disque dur pour y coller un Windows natif!

Je vais pour installer Windows, et oh malheur, j’ai pété. Pardon: GPT. Je ne connaissais pas, mais il s’agit du nouveau système de gestion de la table des partitions (successeur de MBR), et hélas Windows 7 ne veut pas s’installer là dessus… La solution trouvée sur le net : virer toutes les partitions et réinstaller tout le système… C’est un peu radical, mais que voulez-vous…

Comme mon système était tout frais, j’ai opté pour cette méthode. On efface tout et on recommence.

  1. Booter sur l’installateur de Windows
  2. Virer toutes les partitions
  3. Installer Windows.
  4. Booter sur l’installateur de Linux Mint
  5. Pleurer parce que le partition manager de Mint ne voit pas ma partition Windows, et me propose simplement d’écraser le tout!

En fait, mon disque dur contenait un bout de MBR et un bout de GPT, et visiblement c’est ce qui causait cette invisibilité de ma partition Windows.

Je suis tombé sur cet article: http://www.rodsbooks.com/gdisk/wipegpt.html

Grâce à gdisk j’ai pu supprimer tout ce qui était lié à GPT et retomber sur un MBR qui va bien.

Et en relançant l’install de Mint, ô miracle j’ai pu retrouver ma partition Windows et partitionner l’espace libre restant (650Go) pour Linux Mint.

Maintenant je me retrouve donc avec Grub au démarrage, qui me propose soit Mint, soit Windows 7. Ouf!

Grâce à ça je vais pouvoir installer tout mon bazar musical dans mon Windows natif, et vivre le reste de ma vie sous Linux Mint. CQFD.